Chantage et provocation du clan Gbagbo/Et si Soro se passait du FPI ?

Publié le par jbkouakou

UNE 521 Mise en page 1Fini le débat sur la légalité et la légitimité du pouvoir d’Alassane Ouattara. Place à la réconciliation et à la reconstruction de la Côte d’Ivoire, après plusieurs années de turpitude. Le hic,  c’est que le FPI, parti de Laurent Gbagbo, ne semble entendre les choses de cette oreille. Et, en dépit des appels au rassemblement des nouvelles autorités, le clan bleu apparaît désormais plus que déterminé à gripper la machine ‘’RHDP Solutions’’.

 

Décidément, le Front Populaire Ivoirien(FPI) est encore très loin de changer sa manière de s’asseoir. Pourtant, avec les deux défaites cuisantes (électorale d’abord et militaire ensuite) essuyées respectivement au deuxième tour de la présidentielle et à l’issue de la guerre inutile qu’il a imposée aux Ivoiriens par sa sadique volonté de confisquer le pouvoir perdu dans les urnes le 28 novembre 2010, l’on avait cru que les pontes de ce partis se ressaisiraient pour s’installer véritablement dans le train de la réconciliation. Erreur ! Comme à leur habitude, ils ont déjà oublié les déclarations de bonnes intentions pour retomber dans la provocation et le chantage.

En effet, pour leur entrée dans le nouveau gouvernement Soro, les frontistes retroussent les manches, bombent le torse et exigent la libération de Laurent et ses proches avant de prendre part à la nouvelle équipe gouvernementale. En clair, Alassane Ouattara doit étouffer tout le tort que ce clan a causé aux Ivoiriens au nom d’un gouvernement dit d’union. En outre, ils demandent que les nouveaux majeurs soient intégrés à la liste électorale et que disparaissent les com-zones…

Par ce chantage, le FPI démontre, une fois de plus son attachement viscéral à l’impunité. Car, libérer ce dictateur, voudrait dire que tous ces mercenaires, miliciens et leurs complices qui ont endeuillé la Côte d’Ivoire pendant plus de quatre mois ne doivent pas répondre de leur aventure. En prenant cette option, Miaka Ouréto et ses camarades oublient certainement que les temps ont véritablement changé et que le nouvel homme fort de la Côte d’Ivoire s’appelle Alassane Ouattara. Plus qu’un nom, un programme, une volonté d’inscrire le pays dans le concert des Nations dignes de ce nom. Le temps de l’impunité est bel et bien terminé. Et le nouveau locataire du Palais du Plateau l’a déjà dit maintes fois. C’est clair, Gbagbo et consorts répondront des nombreux crimes dont ils se sont redus coupables par la confiscation de la victoire du RHDP. N’est-ce pas qu’ils ont été prévenus ?

Si pour autant, le FPI doit s’abstenir d’entrer dans le nouveau gouvernement Soro, faut-il vraiment en pleurer ? Une chose est sûre cependant, au plus fort de la crise post-électorale, le Président Alassane Ouattara, bien que coincée au Golf, sous le blocus de l’ex-régime, a mis en place un staff restreint qui a réalisé de grandes choses notamment au plan diplomatique, économique, audiovisuel et militaire. C’est de cette prison que la Côte d’Ivoire a été délivrée des griffes des prédateurs de la refondation. Aujourd’hui qu’ils sont affaissés, ils osent brandir des exigences pour leur entrée au gouvernement. Oubliant qu’avec ou sans eux, le pays va tourner et bien tourner d’ailleurs. D’ailleurs, Mamadou Koulibaly en donne subtilement le ton : ‘’Pour ma propre philosophie, l’Afrique n’a pas besoin de gouvernement d’union. Lorsque l’on va aux élections et qu’il y a un qui gagne, ma philosophie, c’est qu’il prenne l’entièreté du pouvoir, il l’assume complètement pendant la durée de son le mandat’’, a-t-il confié à RFI il y a deux jours. Oui, Alassane a gagné la présidentielle et il doit, en principe, gouverner avec ses hommes afin de mieux exécuter le programme sur la base duquel il a été élu avec plus de 54% des suffrages exprimés le 28 novembre 2010. Les compétences foisonnent au RHDP qui a même quelques embarras pour caser ses intelligences de toutes disciplines. Désormais, la seule chose dont les Ivoiriens ont besoin réellement, c’est une équipe qui va leur permettre de retrouver la paix et le chemin du progrès. Les caciques du Front qui nourrissent le macabre rêve de gripper le navire RHDP par des revendications fallacieuses et sans fondement, pour saboter l’ambition du Président Ouattara, devraient savoir à l’avance que, franchement, la Côte d’Ivoire peut se développer efficacement sans eux. Le bilan de leurs dix années de pouvoir est au-delà de la catastrophe et tout le monde le sait. Leur bourdonnement ne peut donc émouvoir que leurs affidés.

 

MASS DOMI


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