Après son investiture/Voici les dossiers brûlants qui attendent Ouattara

Publié le par jbkouakou

ouattara.jpgLa cérémonie d’investiture d’aujourd’hui n’offrira au Président Alassane Ouattara  qu’un bref répit. Des dossiers brûlants dont la refonte de l’armée, le processus de réconciliation et la paix etc. Il doit faire  urgemment à toutes ces préoccupations.

Il n’aura pas de répit pour le président de la République après son investiture de ce samedi 21 mai 2011. Date historique qui vient de s’inscrire dans les annales de la politique ivoirienne. Le Président Alassane Ouattara doit sans tarder panser les plaies d’une Côte d’Ivoire meurtri, après 10 ans de crise. La reconstruction du pays, la relance économique et la réconciliation nationale constituent les principaux chantiers sur lesquels Alassane Ouattara doit s’atteler. Le Chef de l’Etat devra résoudre d’abord le problème d’insécurité qui s’avère beaucoup plus délicat et qui constitue le ciment de la réalisation des chantiers suscités. En effet, Le Président doit urgemment désigner un chef d’Etat-major jugé acceptable par le Premier ministre Guillaume Soro, par ailleurs, ministre de la Défense, qui a joué un rôle prépondérant, dans la libération de la Côte d’Ivoire. Pour ce poste stratégique, le favori se nomme le Général Michel Gueu, un fils de l’Ouest du pays, qui fut en 2002, le premier Officier supérieur à rallier les insurgés s. Quant au statut d’outsider, il revient à Mathias Doué, ex-chef d’Etat-major de  Gbagbo jusqu’à leur divorce après l’opération Dignité ( ?) manquée de novembre 2004, et fraîchement rentré d’exil. Une autre priorité est la mise au pas des barons des Forces Républicaines de Côte d’Ivoire (FRCI) et autres commandants de zones issus de l’ex-rébellion et certaines troupes du groupement tactique. Il s’agit de les convaincre de rentrer dans les rangs, des Forces de l’ordre régulières ivoiriennes ou les réinsérer dans le tissu socio-économique. Après l’arrestation du dictateur de Mama, les centurions proches du Président Ouattara se  sont partagé le contrôle de la capitale économique, Abidjan, divisée en quatre secteurs. A tout seigneur tout honneur, l’ancien patron des Forces Nouvelles ? Issiaka Ouattara alias Wattao, s’est adjugé les quartiers de Marcory, Koumassi, Port-Bouët et Treichville (Abidjan Sud). Chérif Ousmane, hier prince de Bouaké, régente les communes du Plateau et d’Adjamé, annexant au passage les bureaux qu’occupait au Camp Gallieni, le Chef d’Etat-major, Philippe Mangou, successeur de Doué marthias, et dont l’allégeance tardive ne suffira pas à sauver sa carrière. Quant aux satellites urbains de Yopougon, Abobo, Anyama, Cocody et Attécoubé, ils échoient à une poignée d’autres caïds.

Casernes et commissariats annexés par les cadors des FRCI

Cette mainmise masque un phénomène préoccupant qui est l’impossibilité pour les gendarmes et policiers de regagner des casernes et des commissariats annexés par les cadors des FRCI. La normalisation qu’exige un tel état de fait conduira selon toute vraisemblance, le nouveau pouvoir à sacrifier quelques « seconds couteaux », incriminés notamment dans les carnages de Duékoué. Elle devra s’accompagner d’une purge dans les rangs des ex-Forces de Défense et de Sécurité (FDS) acquises au Président déchu, Laurent Gbagbo, ainsi que d’une neutralisation des miliciens et mercenaires libériens qui sévissent encore dans l’Ouest du pays. A la demande du Président Ouattara, la France a dépêché a Abidjan, un colonel français à titre de  conseiller spécial et chargé surtout d’œuvrer à ce que  la réforme de l’armée nationale soit une réalité.  

 

Adayé Kouakou

Publié dans POLITIQUE

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